
Marie-Fleur Raynard-Laude
Ce premier article d’une série de quatre, issu d’un travail de veille auprès de figures inspirantes du secteur de l’hospitalité, met en lumière une question clé de l’hôtellerie moderne : comment valoriser les femmes de chambre (FDC), ces piliers souvent invisibles de l’expérience client ? L’objectif est clair : intégrer pleinement leur bien-être et leur reconnaissance dans une démarche alliant performance opérationnelle et responsabilité.
Cet échange avec Marie-Fleur Raynard-Laude, consultante en housekeeping, Meilleure Ouvrière de France et ancienne gouvernante générale de La Réserve, palace parisien reconnu, a mis en lumière des pratiques modernes et responsables pour repenser la gestion des étages. À travers quatre convictions fortes, cet article dévoile des solutions concrètes pour optimiser le housekeeping tout en respectant les dimensions sociales et environnementales.
Conviction 1 : uniformiser les pratiques pour libérer l’efficacité
La gestion du housekeeping repose sur une organisation méticuleuse. Trop souvent, un manque d’uniformisation engendre des pertes de temps et une charge mentale inutile pour les femmes de chambre. « Un chariot mal rangé, c’est dix minutes perdues par chambre, répète Marie-Fleur. Uniformiser, c’est libérer du temps pour se concentrer sur ce qui compte vraiment. »
Harmoniser les outils et définir des routines claires permet de fluidifier les opérations. Les briefings quotidiens, par exemple, sont essentiels non seulement pour transmettre les informations, mais aussi pour renforcer la cohésion des équipes. L’idée n’est pas d’imposer des règles rigides, mais d’offrir un cadre qui facilite le travail tout en donnant aux femmes de chambre les moyens d’exceller dans leurs tâches.
Conviction 2 : Innover avec respect et pragmatisme
L’introduction de nouvelles techniques dans le housekeeping, comme l’eau ozonée ou les microfibres, transforme la manière de travailler tout en répondant aux attentes environnementales. Cependant, ces innovations ne peuvent être efficaces sans un accompagnement adéquat. Si l’on prend l’exemple de l’eau ozonée, Marie-Fleur nous dit que celle-ci « peut être une solution révolutionnaire, mais si on ne forme pas les équipes, elles reviendront à la chimie traditionnelle ». Ces technologies simplifient les processus tout en réduisant l’impact écologique, mais elles exigent un effort initial de pédagogie et d’adaptation. Pour garantir leur adoption durable, il est crucial d’écouter les retours des équipes, d’ajuster les pratiques en conséquence, et de veiller à ce que ces outils soient véritablement bénéfiques pour les utilisateurs.
Pour aller plus loin, il existe d’autres solutions pour nettoyer sans recourir aux produits chimiques, telles que la vapeur sèche type Vapodil, les microfibres de type Raypath ou encore l’eau électrolysée. Ces technologies simplifient les processus tout en réduisant l’impact écologique, mais elles exigent un effort initial de pédagogie et d’adaptation. Pour garantir leur adoption durable, il est crucial d’écouter les retours des équipes, d’ajuster les pratiques en conséquence, et de veiller à ce que ces outils soient véritablement bénéfiques pour les utilisateurs
Conviction 3 : Hygiène et propreté : deux impératifs indissociables
L’hôtellerie accorde une attention particulière à la propreté visuelle des espaces, indissociable de l’hygiène. Cette combinaison est essentielle pour assurer la protection des clients comme des équipes. « Changer les éponges régulièrement et utiliser des outils dédiés à chaque surface, ce n’est pas un détail. C’est la base pour garantir des conditions saines », souligne notre experte.
Adopter des pratiques comme l’utilisation de microfibres spécifiques ou des protocoles stricts pour l’entretien des surfaces permet d’aligner hygiène et durabilité. Ces gestes simples contribuent à réduire les risques sanitaires tout en valorisant le travail des équipes, souvent en première ligne face à ces enjeux. Par ailleurs, valoriser ces équipes passe aussi par une communication claire et bienveillante : partager les objectifs, expliquer les pratiques et reconnaître leur rôle central renforce leur implication et leur motivation.
Conviction 4 : Revaloriser le métier pour enrichir l’expérience client
Le housekeeping est trop souvent réduit à un rôle fonctionnel, alors qu’il constitue l’âme de l’expérience client. Chaque détail dans une chambre, de la literie impeccable à une propreté parfaite, reflète le soin apporté par l’établissement. « Une femme de chambre qui dispose d’un bon matériel, d’un uniforme adapté, et qui est valorisée dans son travail apporte plus qu’un service : elle incarne l’excellence. » Les initiatives comme des concours internes ou des moments de reconnaissance renforcent la fierté des équipes et stimulent leur motivation. Cette valorisation passe également par des équipements pratiques et ergonomiques, comme des chaussures adaptées ou des vestiaires accueillants, qui améliorent non seulement le confort des équipes mais aussi leur engagement.
Conclusion : en synthèse, qu’est-ce qu’on fait ?
Pour transformer les principes en actions concrètes, les hôteliers peuvent suivre ces étapes :
- Réorganiser les pratiques : uniformiser les outils et les routines pour gagner en efficacité et réduire la charge mentale des équipes.
- Accompagner l’innovation : Former les équipes à utiliser des techniques durables, tout en adaptant leur intégration aux réalités opérationnelles.
- Renforcer les protocoles d’hygiène : Prioriser des pratiques claires, traçables, et respectueuses des équipes et des clients.
- Valoriser les femmes de chambre : Repenser les briefings, créer des moments de reconnaissance, et investir dans des équipements adaptés.
Comme le rappelle une des phrases fortes issues des échanges : « Le housekeeping, ce n’est pas juste nettoyer, c’est entretenir, préserver et valoriser. C’est un métier d’avenir, à condition qu’on lui donne les moyens de réussir. »
Pour aller plus loin !
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